Nuits et insomnies...
Another brick in the Wall (Pink Floyd)
We don't need no education / We don't need no thought control / No dark sarcasm in the classroom / Teacher leave them kids alone ! / Hey teacher, leave them kids alone ! // All in all it's just another brick in the wall / All in all you're just another brick in the wall.
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Voici les profondeurs des mots, des insomnies. Ces petits morceaux de nuits... Parfois incompréhensibles. Ces étoffes de tristesse et ces fragments de sourires...
01-10-2006
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Je me souviens du bonheur...

Je déménage. Ce week-end, avant la rentrée à la fac, je vais habiter dans mon nouveau studio. Je n’aurais pas immédiatement de connexion Internet. Il me faudra attendre entre deux et trois semaines. Ce blog va donc s’arrêter. Les trois parties sont terminées. Voilà. Je suis à la fois content, soulagé, satisfait, mais aussi un peu triste de quitter tout cela. De m’en aller, car je perds une partie de moi. Oui, on s’habitue vite à ce monde virtuel. Et puis, ça peut paraître ridicule, mais ce blog était important pour mon équilibre.

Je suis donc un peu triste.

            Je tenais à vous remercier pour tous vos commentaires, vos mots d’encouragement et vos réactions qui m’ont à chaque fois fait très plaisir, et souvent énormément touchés. Merci à ceux qui me lisent et qui laissent des commentaires de temps à autres, mais aussi toutes celles et tous ceux qui lisent sans oser commenter. Pas l’envie, pas le temps, ne voient pas l’utilité. C’est votre droit. Vous avez peut-être raison. J’en sais rien. Et c’est pas la question. En tous cas, merci à toutes et à tous. Mille fois merci. Merci, merci, merci…

Mais je reviendrai. Dès que j’aurais réussi à récupérer Internet dans mon studio, je reviendrai sur un autre blog. Ce blog s’appelle Aujourd’hui je pleure, comme la chanson d’Indochine (Oui, je sais, mais quand on est fan, que voulez-vous…), et vous pourrez le trouver à cette adresse : http://textescourts.mabulle.com.

Cette absence va m’être longue, mais je pourrai en profiter pour travailler un peu mes cours (quand même), régler certains trucs, et aussi écrire, encore et encore. Je passerai sur vos blogs pour vous dire que je suis là, et je posterai sur mon nouveau, dès que j’aurais retrouvé toutes mes capacités techniques. 

acrtepostaleseule

Puisque l'ombre gagne

Puisqu'il n'est pas de montagne

Au-delà des vents, plus haute que les marches de l'oubli

Puisqu'il faut apprendre

A défaut de le comprendre

A rêver nos désirs et vivre des ainsi soit-il

Et puisque tu penses

Comme une intime évidence

Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire

Puisque c'est ailleurs

Qu'ira mieux battre ton coeur

Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir

Puisque tu pars

 

Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles

Sauront t'aimer mieux que nous puisque l'on ne peut t'aimer plus

Que la vie t'apprenne

Mais que tu restes le même

Si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdu

Garde cette chance

Que nous t'envions en silence

Cette force de penser que le plus beau reste à venir

Et loin de nos villes

Comme octobre l'est d'avril

Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte

Indélébile

 

Sans drame, sans larmes

Pauvres et dérisoires armes

Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur

Puisque ta maison

Aujourd'hui, c'est l'horizon

Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir

Mais pas trop tard

 

Dans ton histoire

Garde en memoire

Notre au revoir

Puisque tu pars

 

J'aurais pu fermer, oublier toutes ces portes

Tout quitter sur un simple geste, mais tu ne l'as pas fait

J'aurais pu donner tant d'amour et tant de force

Mais tout ce que je pouvais, ça n'était pas encore assez

Pas assez, pas assez, pas assez...

 

Puisque tu pars, Jean-Jacques Goldman, Entre gris clair et gris foncé, 1987

Voilà. C’est la vie qui avance. C’est comme si je regardais un appartement vide, une maison vide, dans laquelle j’aurais vécu des années heureuses. Et puis les meubles ne sont plus là. Il n’y a plus rien. Seulement ce morceau de papier arraché dont on ne se souvenait plus parce qu’il y avait un meuble devant, et ce tableau qui a laissé une trace sur le mur, et nos voix qui résonnent, et ces rires qui ne sont faits que pour ne pas pleurer. Tristesse et mélancolie. Se remémorer ces moments que l’on a passés ici. Des moments de vie, des moments d’amour.

Moi, même si je n’ai pas connu que du bonheur, ici, loin de là, même si partir est un réel soulagement, et même presque une nécessité pour ma survie, je suis triste, parce que cette maison a porté ma jeunesse depuis le début, a porté ma genèse, mon évolution. Elle m’a vu grandir alors qu’on hésitait à me laisser les couches la nuit, de peur que je ne trempe mes draps. Les premiers instants à l’école. Je me souviens. Et puis apprendre à lire, et commencer à déchiffrer les panneaux sur les routes, à l’arrière de la voiture de Papa et Maman, et puis la vie. L’école primaire. Les copains et les bêtises. Et le collège, les premières filles, les premiers désirs, les premiers baisers, le lycée et les premières expériences sexuelles. Le divorce de mes parents. La découverte de la musique et Indo, la tristesse, le pessimisme, et la découverte de moi-même, ce qui a changé ma vie. Je revois cette maison, cette chambre, mon lit que je quitte. C’était bien, quand même, avant. Et puis la vie aussi. Ces dernières années qui n’ont pas été les plus faciles. Ces nuits de solitudes et de pleurs à se dire que l’avenir n’existe pas, à se demander si on allait avoir le courage d’en terminer dans les jours qui viennent, et même jusqu’à planifier ce dernier moment, le moment de la mort, et puis, par faiblesse, avoir de l’espoir, des larmes dans l’âme. Et puis souffrir, souffrir, souffrir, et repenser à cette vie qui était belle, et qui s’est échappée dans les mains d’un autre. Alors voilà. Je m’en vais. J’ai senti qu’il était venu que je quitte la maison familiale, et que j’habite seul, dans un appartement, dans ma ville, à Reims, ou ma misanthropie puisse enfin se développer tranquillement. Oui, je sais, à vingt ans, il serait temps !

C’est comme juste avant la mort. On revoit ces choses et ces moments heureux. Même si j’ai souffert, ici. Même si je n’ai jamais été plus malheureux qu’ici, j’ai aussi ces souvenirs que je dois parfois aller chercher loin dans l’enfance, avec des gens dont j’avais presque oublié l’existence. Comme à l’aube de la mort. Les premiers souvenirs. L’enfance. L’insouciance.

Je me souviens du bonheur…

 

Mon appartement m’attend. Je n’ai plus qu’à y aller. Voilà. Je vais poster ce message, triste, clôturant ce blog. Et puis je m’en irai. Rouler, et regarder les traits blancs défiler sur la route. « Il y a que les routes qui sont belles… ». Voilà. Changer de vie. Partir. Et vous retrouver. A un autre endroit. Un autre chez moi. Je vois déjà les traits blancs qui défilent, la musique couvrant le bruit du moteur. Les phares trouant la nuit…

Allez, mettons les voiles… 

pc13

Encore une fois, merci. Infiniment.

A bientôt, j’espère.

JE VOUS AIME ! JE VOUS AIME ! JE VOUS AIME !

01-10-2006, 01:31:32 Nuits et insomnies... Nuits, ou insomnies ?
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Commentaires (5)

25-09-2006
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Liberté de la prison

            J’avais écrit ce texte alors que je m’emmerdais, pendant un partiel. C’était un partiel de rattrapage dont j’avais plus ou moins rien à foutre. Je me demande ce que la prof a pensé quand elle a lu ma copie. En fait je m’en fiche. J’ai juste eu un peu peur d’avoir quelques problèmes. De me faire gentiment engueuler parce que les profs auraient autre chose à foutre que de perdre leur temps à lire des âneries pareilles. C’est vrai. Je m’en excuse auprès du correcteur. Mais c’était plus fort que moi.

            Regarder les tables autour. Y a ceux qui grattent. Ou qui grattouillent - qui font semblant de gratter, comme je fais souvent. T’écris sur du brouillon, les vagues trucs dont tu te souviens, tu développes à fond pour avoir plus de trente lignes. Et puis tu recopies le tout dans un plan plus ou moins bien ficelé, que tu rends au deux tiers du temps. Et puis tu sors et tu vas boire un coup, ou un café, avec des amis. S’il est moins de quinze heures, moi, je prends un petit déjeuner, avec des croissants et du café.

            J’avais écrit ça, donc.

 

            « Que faire ?

            Que faire ? Lénine.

            Vladimir Illich Oulianov.

            Que faire quand tu connais rien ?

            Rien.

            Attendre. Dormir. Regarder autour de soi-même. Cercle. Profs qui marchent, qui murmurent. Ecouter le silence si bruyant. L'écouter et se demander ce qu'on fait là. On attend en fait. Oui. On attend. On attend que le temps passe. On n'attend pas une heure, non. Ca, on s'en fiche. On attend l'année suivante. Seconde première année. Vacances. Ne rien faire. Ecrire. Finir un roman. Et puis lire quelques bouquins aussi. Se décider enfin à lâcher Marc Lévy, Guillaume Musso, Didier Van Cauvelaert, Christine Angot, Nicolas Ray, Fredéric Beigbeder, Lolita Pille ou Florian Zeller, lâcher cette littérature contemporaine pour se décider enfin à manger avec délicatesse À la recherche temps perdu de Proust. Se délecter de "Sodome et Gomorrhe", ou avaler, comme un dessert - pour terminer le tout, les sept romans - "Le temps retrouvé", avant de se motiver pour la seconde année. C'est bizarre. On se dit qu'on n'est pas trop con. On n'a pas bossé. Pas habitués, après le lycée. C'est pas une excuse. On n'a pas d'excuse. Aucune. On n'en cherche pas d'ailleurs. Assumer simplement. Assumer de préférer vivre dans le présent plutôt que dans le futur. Préférer avoir le courage de mourir de jeunesse.

            Vivre, c'est avoir la sagesse de tout donner au présent, plutôt que la faiblesse de croire que le futur puisse être beau. Nous n'avons pas cette naiveté.

            Et regarder autour de toi. Non. Les yeux plongés dans le papier.

            Ecrire. Ca n'a rien à voir. C'est en attendant. En attendant la seconde année.

            Ecrire

            Ecrire pour ne pas perdre son temps. Pour montrer malgré nous qu'on n'est pas inculte, complètement stupide, ou qu'on est fou, inconscient. Pour montrer que l'on a fait le mauvais choix, comme beaucoup.

            Ecrire pour soi-même, pour le plaisir. Ecrire pour garder des traces de ces sombres et pessimistes pensées qui passent devant nos yeux. Ecrire pour se grandir sans aucune prétention. Ecrire pour se souvenir qu'on n'est capable de rien. Ecrire en acceptant de n'être rien aux yeux des autres, mais tellement pour soi-même.

            Ecrire pour se souvenir, et regarder ces souvenirs comme des images d'un été, avec le soleil qui brille et qui nous fait pleurer quand on le regarde trop fixement. Ecrire pour aimer les autres. Pour essayer malgré tout d'être quelqu'un de bien. Sans avoir la prétention de grandir nos âmes. Ecrire pour être meilleur humain. »

25-09-2006, 00:14:20 Nuits et insomnies... Nuits, ou insomnies ?
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L'existence est vaine...
La vie est sale. La vie n'est pas une fille facile. Il faut savoir l'amadouer, ne pas être trop brusque, ni trop timide. Il faut savoir ne pas marcher sur ses plates bandes. L'idéal étant de construire un bonheur à deux. Si on est moins fort que la vie, on est triste, vraiment malheureux. Si on est plus fort qu'elle, on se trompe : on n'est jamais plus forts que la vie. Puisque la vie est un enfer, si je meurs, c'est pour gagner. Je ne veux pas mourir pour perdre ; ça serait trop facile !

Bonjour Tristesse...

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